Conscients de l’importance dans le monde actuel de maîtriser une ou plusieurs langues, de nombreux centres proposent des cours de langues étrangères à des particuliers ou à des sociétés. C‘est le cas de l’association The Language Network Services, un réseau de consultants et de formateurs d'anglais au service des particuliers, des centres de formation linguistiques et des entreprises. Entretien avec Claire Oldmeadow, directrice de l’association.
1. Pouvez-vous décrire l’activité de votre association ?
Nous possédons deux branches d’activité. La première est tournée essentiellement vers la formation linguistique destinée aux adultes. Nous proposons toute une gamme de formations, y compris des formations diplômantes permettant de préparer les diplômes de la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Britannique. La deuxième branche concerne les services linguistiques (audit linguistique, relecture, traduction, interprétation).
Pour ce faire, des formateurs travaillant de manière indépendante se sont regroupés autour de notre structure. Chaque service proposé résulte d’une création de l’un ou de plusieurs de nos adhérents.
2. Pourquoi avoir développé précisément cette activité ?
C’était un choix de qualité et d’éthique. Auparavant, j’ai géré une école de langues classique et je n’ai pas trouvé ce « business model » approprié, ni pour les formateurs ni pour les clients. Les contraintes du marché de langues très concurrentiel font que ces structures ne sont pas en mesure de proposer à leurs formateurs des conditions de travail motivantes. Par conséquent, ces établissements souffrent de manière permanente d’une fuite de talents vers l’enseignement supérieur ou vers le statut d’indépendant. Les professeurs qui restent dans les écoles de langue (souvent par obligation plutôt que par choix) deviennent très vite démotivés car les conditions de travail pénibles (beaucoup de déplacements, risques d’annulation fréquents qui diminuent leur salaire) les empêchent de donner le meilleur d’eux-mêmes. De plus, je trouvais cela regrettable que les professeurs les plus dynamiques soient obligés de délaisser la formation continue pour des raisons financières. Devenir travailleur indépendant ou auto-entrepreneur est également une voie choisie par les formateurs en langues pour leur permettre d’évoluer dans le métier, mais tout le monde n’a pas ce qu’il faut pour travailler en solo. Même les formateurs qui sont à leur compte ont parfois besoin de soutien. De plus, il est plus difficile pour les entreprises et les particuliers d’entrer en contact avec les formateurs indépendants.
Grace à notre structure, des formateurs souhaitant travailler de manière autonome peuvent le faire aisément tout en bénéficiant du soutien et de l’encadrement de notre équipe pour tout ce qui concerne la gestion administrative.
De plus, les clients peuvent entrer en contact avec des formateurs expérimentés et hautement motivés via notre réseau. Souvent, nous leur proposons un choix de plusieurs profils car nous n’avons jamais de souci pour trouver des formateurs pour nos missions C’est tellement plus agréable de travailler dans un système où toutes les parties trouvent satisfaction.
3. Quelle est la date de sa création ?
L’association a été créée en 2003.
4. Quelle langue enseignez-vous ?
L’anglais était la langue exclusivement enseignée antérieurement. Toutefois, nous avons souhaité élargir notre réseau : en fonction de la demande, nous proposons aujourd’hui des cours de chinois, d’italien, d’espagnol, d’allemand …
Toutefois, cet élargissement concerne seulement les entreprises.
5. A quel public s’adresse vos cours ?
Les cours s’adressent au grand public et aux salariés. Le premier groupe souhaite essentiellement améliorer son anglais tout en préparant un examen de la Chambre de Commerce Franco-Britannique. Pour les seconds, il s’agit en général de formations DIF ou de formations co-financées par le DIF et Pôle Emploi. Nous avons également des grands comptes où plusieurs professeurs travaillent en simultané.
En ce qui concerne les particuliers demandant des formations spécifiques, nous mettons les demandeurs en contact avec des formateurs de notre réseau moyennant une cotisation. Les stagiaires rémunèrent eux-mêmes leur professeur et bénéficient alors d’un cours exclusif.
6. Quels sont les supports de travail ?
Pour la préparation aux examens, nous possédons nos propres modules de cours et nous mettons à la disposition des élèves un site de ressources pédagogiques « Business-eng.com » qui a été créé par l’un de nos adhérents.
En revanche, pour les entreprises, ce sont les professeurs qui sélectionnent leur propres supports (livres, CD-Rom, sites Internet).
7. Comment gérez-vous le suivi des élèves?
En premier lieu, pour les entreprises, nous pratiquons le suivi des présences. En outre, les professeurs mettent en place un contrôle continu. Nous proposons également aux entreprises d’effectuer des tests de niveau de la chambre de commerce britannique pour clôturer les DIF, et ce, dans le but de répondre à leur besoin croissant de certification externe.
8. Avez-vous mis en place des groupes par niveau ?
Bien sur ! Nos cours collectifs vont du niveau B1 à B2 (pré-intermédiaire à intermédiaire) au niveau B2+ à C1 (intermédiaire à intermédiaire fort).
9. Comment s’organise l’emploi du temps ?
Pour les formations diplômantes, les stagiaires assistent en moyenne à deux heures de cours par semaine et ils doivent fournir en plus au minimum 2 heures de travail personnel obligatoire. Pour les autres, c’est entièrement à la carte et le rythme des cours peut varier d’un cours de 30 minutes à 30 heures par semaine.
Ceux qui le souhaitent peuvent partir une ou deux semaines en immersion complète chez nos organismes partenaires à Tunbridge Wells, York et Edinburgh.
Pauline de Waele
