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Agriculture : entre mutations et reconversions

01/03/2017

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« Je suis éleveur, je meurs ». Ce slogan a dominé de ses majuscules noires l’ édition 2016 du Salon de l’Agriculture, qui s’est déroulé dans une ambiance de guerre ouverte entre les agriculteurs et les politiques.  Insultes, mouvements de foule et dégradations, la visite relevait plus, cette année, de l’épreuve de Koh Lanta que de L’Amour est dans le pré.

L’objectif des professionnels étaient de donner à voir les difficultés d’un secteur de plus d’un million d’actifs qui, en dépit de ses difficultés et son déficit d’image, cherche à créer des vocations.

 

> Lire l'intégralité de l'article dans notre mensuel en ligne 

 

Une crise, moult coupables

Rendez-vous traditionnel des Franciliens en manque de verdure et représentants politiques en quête d’électeurs, le Salon de l’Agriculture 2016 a cette fois-ci  donné la parole aux principaux concernés, les agriculteurs. L’occasion pour eux de faire preuve de pédagogie auprès des consommateurs (sur leurs conditions de production et de rémunération), mais surtout d’exprimer la détresse et la colère qui découlent de la profonde crise dans laquelle se trouve actuellement le secteur agricole.

L’agriculture française doit en effet faire face à de nombreuses menaces et mutations, aussi bien politiques que structurelles, françaises que mondiales :

> Annulation, au printemps 2015, du régime des quotas laitiers européens, qui a conduit à un excès d’offre et une dégringolade des prix. Résultat : la France a perdu un tiers de ses fermes laitières en dix ans (elles sont 70 000 aujourd’hui).

> Scandales à répétition ayant entrainé une baisse de la consommation de viande.

> Embargo alimentaire décrété contre la Russie, qui prive la France d’un grand marché pour ses exportations.

> Accord, en 2014, entre les principales enseignes de grande distribution leur permettant de faire pression sur les fournisseurs et producteurs.

Il est donc difficile, impossible même, de désigner un responsable à cette crise complexe et profonde. Restent donc les conséquences, dont les données chiffrées traduisent mal la détresse quotidienne des exploitants. Invitée sur le plateau de C DANS L’AIR (France 5), Christiane Lambert (vice-présidente de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) rappelait que sur 100 euros dépensés en produits agricoles en supermarché, seuls huit revenaient au producteur. Autre constat qui détonne : si le prix de la viande a grimpé de 64 % en 20 ans pour le consommateur, les revenus de l’éleveur n’ont gagné que 15 % dans le même temps.

L’enjeu consiste donc à trouver un équilibre entre le pouvoir d’achat des consommateurs et les revenus des producteurs, qui sont nombreux à produire à perte. Le bilan 2015 est lourd : 200 fermes par semaine (soit un peu plus de 10 000 au cours de l’année) ont déposé le bilan et 600 agriculteurs se sont donné la mort1.

 

Mutations : quand l’agriculteur devient entrepreneur

Face à un monde qui change, l’agriculture s’adapte. En effet, c’est en fini de l’image d’Épinal de l’exploitant bourru, les bottes en plastique aux pieds et les pies d’une vache entre les mains. L’agriculteur de 2016 voit son niveau de qualification monter en flèche depuis l’arrivée de la technologie dans le processus productif. C’est pourquoi le secteur cherche de plus en plus à séduire les profils bac+5, manageurs et ingénieurs.

Cependant, la principale mutation connue par le secteur ces dernières années est la concentration des exploitations, moins nombreuses et plus grandes. Au total, la France a  perdu la moitié d’entre elles en 25 ans. Délaissant le modèle familial de la ferme dirigée par deux époux, l’agriculture se tourne vers le mode de fonctionnement de l’entreprise, avec une masse salariale et une direction. De nombreux exploitants doivent donc, pour la première fois, recruter et gérer une main-d’œuvre, et par là même se plonger dans le management et les RH. Sans compter le business plan, outil désormais indispensable pour tout chef d’exploitation.

Le développement du salariat (+ 50 % en dix ans, pour un total actuels de 25 000 actifs) dans le secteur n’est pas sans conséquences sur les employés eux-mêmes qui, de plus en plus, bénéficient de conditions de travail comparables à celles des entreprises plus traditionnelles : travail du week-end limité, primes, congés payés… De quoi fragiliser encore plus les petites exploitations qui, elles, ne sauraient proposer de telles conditions de travail à leurs salariés et peinent donc à trouver des candidats. Nombre d’entre elles disparaissent ainsi faute de repreneurs et l’on estime ainsi qu’un peu plus d’un tiers des départs en retraite seulement parviennent à transmettre leur ferme. 

 

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